Responsabilité et recyclage

Les sourciers et les minéraliers sont impliqués depuis près de 30 ans dans la récupération, le tri et le recyclage des bouteilles. C’est au cœur de la nature qu’ils puisent cette eau si pure, il est donc inscrit dans leur ADN de la protéger pour transmettre aux générations futures ce cadeau qu’elle nous fait.

Aujourd’hui, 61% des bouteilles sont recyclées !

Ce taux, qui était seulement de 14% en 2000, ne cesse de croître grâce à l’action combinée des collectivités locales, des producteurs d’eaux conditionnées et des citoyens, qui font du tri pour recyclage le premier geste eco-citoyen.

L’Europe a fixé un objectif de 77% de bouteilles plastique collectées et recyclées d’ici 2025 et 90% en 2029 et nos entreprises comme nos consommateurs sont mobilisés pour développer et systématiser le geste de tri.

L’engagement de nos adhérents en faveur du recyclage des bouteilles peut prendre de nombreuses autres formes. Un adhérent du SESEMN a, par exemple, fait le choix d’intégrer le recyclage dans son activité en créant, dès 2009, sa propre usine de recyclage du PET en France pour augmenter le taux de PET recyclé dans ses bouteilles. Une seconde usine ouvre ses portes en octobre 2021.

Ce cycle ultra-court de traitement et de réutilisation du PET est unique au monde.

La responsabilité élargie des producteurs

En France, le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) existe dans la loi depuis 1975 et est codifié dans l’article L. 541-10 du Code de l’environnement.
La première filière nationale et réglementée de responsabilité élargie des producteurs a été mise en place pour la collecte des emballages ménagers en 1992.

L’organisme Éco-Emballages est né en novembre 1992. Depuis ce jour, par son biais, les adhérents du Syndicat des Eaux de Sources et des Eaux Minérales Naturelles (SESEMN) participent à la collecte et au recyclage des bouteilles usagées et contribuent à son financement depuis sa création. Cette contribution est visible sur chaque emballage par la figuration non obligatoire d’un logo « Point Vert ».

Ce « Point vert » est devenu en 2015 « Triman ». Les metteurs sur le marché français (producteurs, importateurs et distributeurs) de produits recyclables soumis au dispositif de REP et qui relèvent d’une consigne de tri, ont l’obligation d’apposer la signalétique « Triman ».

12 milliards d’euros pour le tri, la collecte et le recyclage

En 2017, Éco-Emballages et Écofolio s’unissent et créent Citeo. Le rapprochement de ces deux acteurs majeurs de l’économie circulaire va permettre aux entreprises de réduire leur impact environnemental en améliorant encore le recyclage de leurs emballages.

Près de 30 ans après la création d’Éco-Emballages, ce sont plus de 20 000 entreprises qui se retrouvent avec un même objectif commun : réduire les emballages à la source et les recycler. Les contributions qu’elles versent, (près de 12 milliards en 30 ans, 733 millions d’euros en 2019), permettent à 100% des Français d’avoir accès à un dispositif de tri des emballages ménagers.

En effet, la contribution que versent les entreprises à Citeo permet de financer la collecte et le tri des emballages en vue de leur recyclage, de les accompagner dans les démarches d’éco-conception et dans le développement des nouveaux modes de consommation comme le réemploi.

Cette contribution appelée éco-modulation est calculée en fonction du nombre d’emballages mis sur le marché avec un système de malus progressifs pour encourager l’abandon des emballages non recyclables ou perturbateurs du recyclage et quatre bonus cumulables pour encourager l’éco-conception et la sensibilisation au geste de tri.